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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 14:54

 

Objectif des sorties :

Désobstruer le méandre, au sommet de l'escalade atteint par Dirk le 14 11 2012.

 

 Compte rendu :

Combe Laval                                photo F.Landry

 IMG 8382Mercredi, le soleil nous surprend au-dessus de la mer de nuages bloqués au fond de Combe Laval. Font d'Urle sans vent et au soleil c'est magique. L'accès au scialet se déroule sans encombre. Arrivé aux cloches nous constatons que la corde de la vire est sous la glace. Dirk, aidé du pied de biche, dégage comme il le peut la corde. Il lui faudra une demi-heure pour aboutir à l'aplomb du puits où notre corde pend dans le vide. Je crains que celle ci soit gelée. En effet un utilisateur inconnu de notre corde a oublié ou bien pas compris, pourquoi celle-ci était lovée au sommet du puits. Par chance elle n'est pas verglacée et Dirk, en tirant comme un forcené, réussira à la dégager suffisamment du tas de neige au fond du puits. Il descend alors entouré des pendeloques de glace. Le deuxième puits ne pose pas de problème notre corde n'ayant pas bougé depuis la dernière fois.

IMG_8406.JPGIMG_8417.JPG

dégagement de la corde de la vire   et    descente du P29                       photos F. Landry

La salle à – 48m est recouverte par endroit d'une pellicule de glace. Nous nous installons et je grimpe pour débuter la désobstruction. Dirk me suit. Aujourd'hui le courant d'air est faible et je m'interroge sur la suite du trou. Je perce deux trous et nous descendons pour nous protéger. C'est à Dirk maintenant de monter le premier. Il constate que seulement des éclats de roche furent précipités en bas. Déçu il perce deux nouveaux trous. La partie n'est pas gagnée. Le résultat reste faible. Malgré les coups de masse rien y fait. Nous venons d'accoucher d'une étroiture en sommet de puits franchissable “par un fin“ lui permettant de prendre pied dans le méandre.  

Ce sera tout pour aujourd'hui. Nous prenons soin de remonter les cordes au sommet des puits.

 

Conclusions :

La roche est dure, le courant d'air faible, le bas de la salle glaciale.

 

En ce samedi avec Antoine nous roulons tranquille, la route est recouverte de neige. Cela ne laisse rien présager de bon pour notre approche du trou. Heureusement les conditions sont optimales, soleil radieux et surtout pas de vent. Des conditions pas très “Font d'Urle“, mais que nous savons partager avec un groupe de randonneurs croisé sur la piste “raquettes“. La neige a recouvert l'ensemble du plateau. Nous passons par le scialet Abel. Surprise, le trou a disparu sous un beau manteau neigeux. Les précipitations de ces derniers jours (30cm) ont joué leur rôle. La couche est mince et mon bâton perce rapidement celle-ci. Le courant d'air soufflant et chaud n'est pas loin.

P1110381.JPGP1110383.JPG

scialet Abel ?????   et   la corde de la vire enneigée                 Photos A. Merlo

Arrivé au scialet des Cloches, je constate que la corde de la vire se trouve à nouveau sous la neige. Heureusement pour nous cette neige très poudreuse ne résiste pas à mes brassées et la corde est dégagée rapidement. La descente s'effectue sans problème et Antoine en profite pour photographier les pendeloques de glace.

En bas dans la salle le froid est très très présent. Je débute mon ascension au sommet de l'escalade et observe le maigre résultat de mercredi. Un atout majeur pour aujourd'hui le courant d'air est bien présent. Il est aspirant et nous glace dés que l'on prend pied sur la margelle “technique“ du puits. Je décide de percer un trou avant de tenter le franchissement de l'étroiture.

Nous descendons et devant le froid qui nous agresse nous décidons de nous mettre à l'abri du courant d'air glacial. Un très rapide casse croute est absorbé et retour sur le front de taille. Quelle déception, décidément cette roche est particulièrement tenace. A nouveau je perce un trou et nous espérons cette fois que le résultat sera plus probant. Nous sommes motivés et avons établi une stratégie d'équipement afin de prendre pied dans ce méandre. C'est Antoine qui aura la primeur d'ajouter un point d'assurance et de franchir le pas fatidique qui le mènera vers la vision de “la suite “. Nos manoeuvres sont longues et délicates à cette hauteur. Une fausse manipulation et nous précipitons en bas, perceuse, mousquetons, amarrages.....

P1110394 

le Méandre au sommet de l'escalade     photo A. Merlo 

 Après une longue et minutieuse préparation Antoine se lance. Il se trouve dès à présent dans le méandre. Le courant d'air est bien là mais l'endroit reste intime. Le méandre se divise en deux branches dont l'une plein sud et l'autre vers l'est. Antoine a une vue sur 4m mais très étroite. C'est à mon tour maintenant de me retrouver dans cet espace exigu. Ouf ! Je retrouve ma motivation pour poursuivre la désobstruction.  

Après discussion nous sommes un peu plus optimistes et débutons notre remonté. Dehors le temps est couvert mais nous arrivons et nous changeons à la voiture sans dommage.

 

Conclusions :

Le travail est important mais pas irréalisable. Pour la désobstruction il faut taper très fort.

Participants  

mercredi Dirk et François TPST 4h, samedi Antoine et François TPST 6h

 

Pour plus de photo link 

 

François Landry 

 

 

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