Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 15:06

La découverte du collecteur aval

 

 

Objectif de la sortie :

Exploration et topo post siphon de la rivière d’or.

 

Compte rendu :

 

Nous démarrons notre exploration à 10h30 au parking de font d’Urle le temps est magnifique. Nous voila parti pour une grosse journée d’exploration, nous arrivons dans la rivière d’or en moins d’une heure vingt. Le temps de nous préparer, de se chauffer une bonne petite soupe Royco à la tomate (merci Céd), de fignoler nos charges plongées composées de 30 m de corde, du perforateur, du matos de topographie. Nous, nous immergeons dans le siphon vers 12h30, je fais le sert fil de la palanqué, je suis équipé de deux bouteilles de 2.5 litres acheminées par les collègues Olivier G et Raphaël L (que je remercie encore au passage) deux jours auparavant. La vision devant moi est comment dirais je ….! celle d’un brouillard opaque de couleur marron clair à la lueur de mon éclairage, je ne vois même pas le fil d’Ariane ni mes mains …., je tiens fermement cette ligne de vie à deux mains pour anticiper, une rupture de celle-ci en aval, car si je perds ce guide je vois mal comment m’orienter dans cette mélasse. La plongée se passe bien en environ 5 minutes, nous quittons nos équipement de spéléonautes pour celui de spéléos, j’ai emporté avec moi ma caméra Go-pro et deux lampes Dragonsub de 900 lumens chacune, histoire de réaliser quelques images pour les copains.

Nous empruntons au fractionnement du P17 le cheminement par les bombés de calcite histoire d’éviter les dernières cascades du puits, nous reprenons ensuite la direction de l’amont supérieur exploré au mois de mars dernier.

En moins de trente minutes nous arrivons au passage de la lucarne pour tomber dans les belles galeries puis le passage mythique des voûtes mouillantes découvertes par Manu et François. Quatre voûtes avec une revanche au plus haut de 5 cm dans de la boue liquide, il y a ambiance…derrière nous remontons une pente de glaise puis une étroiture en chicane à 45° agrandie dans l’argile avec un courant d’air à décoiffer un c….u. Les volumes reprennent de l’ampleur pour déboucher sur le P14 des « Corones de Toros » l’escalade à été réalisée sur de la 6 mm avec deux points d’assurance, il est fort ce Manu. Là on se répartit les taches Cédric monte le puits pour le ré-équiper tandis que Manu et moi attaquons la topographie. Arrivés en haut, le courant d’air est toujours présent : deux hypothèses, soit il arrive du siphon désamorcé qui a bloqué les collègues la semaine dernière ou il arrive du P18 m à descendre ? nous continuons nos visées dans la petite galerie qui nous conduit sur la suite logique du réseau (courant d’air) Céd est parti devant faire une reconnaissance, nous entendons un cri strident venant de devant, que se passe t-’il ? nous ne comprenons pas ce qu’il veut nous dire notre Clarounais national, il revient vers nous en nous indiquant que le siphon est vide de chez vide avec un courant d’air aspirant à te geler les cacahouètes…Effectivement ce siphon de sable en forme de laminoir est sec. Nous installons une corde au cas ou il se retrouve amorcé pour passer en plongée ou apnée. La première solution pour franchir cet obstacle serait la plus raisonnable au vue du profil elliptique de 50 cm de haut et 90 cm de large sur une longueur noyée qui doit avoisiner les 10m…. Derrière nous débouchons dans une galerie énorme 10m x 10m le collecteur fossile ça y est, on y est dans le réseau .

vlcsnap-2013-08-25-22h47m18s73.png

Sur la gauche, en haut d’un ressaut de calcite à environ 6m ,nous observons l’amont de la galerie .Nous continuons à droite vers l’aval plein nord le sol est composé de dunes de sable avec un petit actif qui alimente notre siphon, après rien que du fossile, nous laissons des départs à droite et a gauche pour rester sur le gros, le plafond du conduit s’abaisse, merde on va s’arrêter là, je distingue au loin de l’eau non pas un siphon pas maintenant que nenni une vasque d’eau que nous nommerons « la baignoire des plongeurs » après une vingtaine de mètres de galerie ,aux proportions honorables 7 m de large et 2 m de haut une étroiture celle du collecteur 1m de large par 80 cm de haut. Après que du gros, du gros ,du gros 10 x10m le sol est tapissé de rippel marks sur le sable, les visées s’enchaînent sur le carnet topo au fur et à mesure de la progression des cris des chants retentissent dans ces volumes incroyables nous sommes heureux de vivre et partager ce bon moment avec un regret que les copains ne soient pas là (François, Laurent, Tristan, Bab…) retenus pour différentes obligations. Nous découvrons 4 salles dont certaines énormes (60 m de large et 30 m de haut) dont certaines avec des chaos de blocs nous faisant penser à la grotte de Bournillon, nous trimbalons 50 m de cordes, 20 amarrages, un perfo pour rien, tans pis c’est le jeu ma pauvre Lucette on ne va pas s’en plaindre, seul un bout de nouille est exploité pour un passage en dé-escalade. Histoire de sécuriser les lieux parce qu’on est loin de l’entrée et comme dirait Ménil il ne faut pas se faire mal.

Il est 19h30 nous faisons une pause casse croûte, histoire de faire le plein d’énergie cela fait 4h30 que nous avançons au rythme des points topographiques. Nous échangeons sur nos représentations de la distance parcourue : Manu dit 1600m, Céd 1300 m je pense moi à 1400m. Nous reprenons la route et butons vingt mètres plus loin sur une trémie aussi ENORME que le reste du réseau mais avec un courant d’air toujours aussi présent .Manu et Céd tels des taupes fouillent les lieux il n’y a rien à faire sans matos de désobstruction ça fera pas, d’ailleurs il est temps de rentrer, il nous fallait bien un obstacle pour faire demi-tour.

Le retour se fait sans embûche avec la prise de vue de quelques images du réseau histoire de ramener un témoignage de cette découverte majeure.

vlcsnap-2013-08-25-22h48m52s4.png 

Il est 23h30 quand nous arrivons au local matos derrière le S1, le temps de déséquiper ,de se réchauffer avec une bonne soupe chinoise, nous ressortons de la cavité à 3h00 du matin sous un beau ciel étoilé la température est de 12°C , c’est que du bonheur :tout nous réussi même les conditions climatiques.

Je remercie toutes les personnes qui se sont impliquées de près ou de loin à l’accès du scialet Abel, pour les plongées réalisées depuis trois ans tout particulièrement cette année à Ménil, Oliver Garnier, Raphaël Ledoux, et un petit jeune qui était avec eux dont j’ai oublié le nom (j’en suis désolé,) qui se sont impliqués sur le portage des charges plongées. Manu Tessanne pour sa pugnacité et sa compétence pour toujours y croire et trouver des suites improbables . C’est pour moi la plus belle première réalisée depuis que je pratique cette activité, elle restera un souvenir inoubliable partager avec des potes, en espérant que l’on trouve un accès pour faire découvrir ce réseau à tout le monde.

Le bilan est de 1484 m de topographie et de première.

 

 

Participants et clubs : Manu Tessanne (Gucem), Cédric Clary (ASV), David Bianzani (Geckos)

Temps passé sous terre (TPST) : 16 h 30 (TPSE) : 10 min

 

 

 

Conclusions :

Au boulot les mecs pour trouver une cavité au -dessus ,il y a du boulot pour 50 ans……

 

pour en svoir plus sur le collecteur voici deux liens Vidéo

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires