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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 09:16

IMG_7421.JPG

 

 

 

Objectif de la sortie :

descendre le puits “pile“découvert le vendredi 17 aout

 

Compte rendu :

Cette sortie devait débuter le samedi 8 septembre mais un léger contre temps “vitrier“ du à notre ami Mick qui a la fâcheuse idée de s'endormir dans les courants d'air. Donc ce qui devait arriver, arriva, « la fenêtre s'est fermée brutalement et la vitre est passée en bas ».

Afin de permettre à notre ami de vaquer à cette réparation, la sortie fut décalée au dimanche.

Étant donné que ces derniers temps au club la tendance est “j'ai oublié!!!!!“ nous procédons avant de partir à l'inventaire de nos besoins en fonction de nos objectifs. Une longue discussion sur la nécessité de prendre avec nous la perceuse s'engage et comme nous n'avons plus de forêt pour la désobstruction !!!!

Mickaël se charge du transport de la perceuse. Nous passons au local prendre un matos à spitter et en route. Le temps est au beau fixe et la température agréable celle de fin d'été, ni trop chaude ni trop froide. Après une recherche infructueuse du deuxième chausson néoprenne de Mick, aujourd'hui c'est lui qui a oublié !!!! nous poursuivons notre transformation de randonneur en spéléo. Tiens j'ai oublié mes gants !!!! bon échange de bon procédé, je prête une paire de chaussettes à Mick il me prête une paire de gants. Notre équipement se poursuit quand !!!!! Mick à bien du mal à enfiler sa chaussure. « Ohhhh mais ya deux chaussons néoprenne sur le même pied !!!! »

IMG_7419.JPGNous flânons avant d'entrer sous terre. Je suis le premier à me lancer suivi par Jean Pierre. Nous descendons tranquillement et constatons toutefois que la crue a marqué son passage. Pendant que Philippe et Mickaël équipent le méandre, nous poursuivons notre descente. Jean Pierre découvre le trou pour la première fois. Le puits de “l'espérance“montre des signes de mise en crue manifeste. Pas bon de trainer par ici par temps orageux. En bas du puits nous décidons d'aller visiter le fond, et puis il faut récupérer du matos, nous poursuivons notre descente en prenant le temps de visiter.

Nous voici maintenant à la base de l'escalade “Spitter Man“ où nous retrouvons le sac avec un peu de matos à l'intérieur. Nous débutons notre fouille du secteur. Très vite Jean Pierre remarque l'étroiture à courant d'air au terminus de la galerie et s'engage à l'intérieur pour fouiner.

Philippe et Mickaël nous rejoignent. Mick mange et Philippe fouine tantôt à la base de l'escalade “du loir“ tantôt avec Jean Pierre qui pour l'heure escalade une cheminée sans courant d'air dans la petite salle de décantation derrière l'étroiture ventilée. Je le rejoins et lui indique l'endroit d'où provient le fameux souffle. Avec Stephv nous avions déjà repéré ce trou centimétrique, et avions conclu qu'une désob de fou était nécessaire. Aujourd'hui notre réaction est unanime « au pied de biche ça le fait ». Jean Pierre de suite se lance dans la désobstruction dés qu'il a les instruments en main. Juste le temps pour moi de m'extraire de la salle que j'entends la chute des blocs derrière moi. Nous sommes impressionnés par l'ardeur que met JPP dans l'agrandissement de ce “petit trou“.en attendant que notre ami ouvre le passage ou passe la main, nous mangeons. Sauf Philippe qui a laissé son sac à la base du P16 (puits de l'espérance).

Les blocs chutent entre deux coups de marteau quand soudain :

-« mais c'est grand derrière »

-« ça passe ?»

-« non! non! dans un moment! »

Nous sentons le courant d'air s'accentuer nettement au fur et à mesure de l'élargissement de l'étroiture. Du coup Philippe envisage de récupérer son sac avec la corde qui est dedans « on ne sait jamais ». L'on devine bien ce qui se passe dans la petite salle dont l'accès pour le moment nous est interdit, au risque de prendre une brouette de cailloux sur la tête.

-« c'est très grand derrière, c'est le Berger »

-« ça passe »

-« non! non! Dans un petit moment »

Avec Mick nous nous proposons pour prendre le relais de la désob. Jean Pierre acquiesce pour dans un petit moment. Nous bouclons nos kit et je prépare également celui de JPP. Philippe tarde à nous rejoindre. Il a tout simplement oublié son descendeur et sa poignée près de nos kits. Heureusement pour lui il n'y a que deux petits puits à monter et à descendre. D'ailleurs nous l'entendons qui s'approche, Mickaël le rejoint et lui raconte une fable dont il a le secret à propos de la désobstruction en cours.

le sommet du puits “Milo“

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Je profite d'une accalmie sur la précipitation des blocs dans le vide pour rejoindre JPP. En effet la suite semble prometteuse. Alors que la désob est pratiquement terminée, il me demande de le remplacer. Je lui suggère plutôt de dégager ensemble encore quelques blocs, afin de lui permettre de s'engager dans ce gros volume devant nous. Quelques minutes plus tard, Jean Pierre débouche dans une salle environ de 12mX12m.

Tous les trois dans la salle nous crions « vient Philippe, vient! ». Celui-ci en train de manger, comprend alors qu'encore une fois, Mickaël lui a fait une blague. Il boucle son sac et nous voici tous en train de chercher la suite de cette salle. Mickaël la trouve en descendant de 2m dans un décollement de roche. En bas à la faveur de la couche de marne retrouvée une petite galerie haute de 90cm débouche 20m plus loin dans une deuxième salle. Un actif provenant du plafond rejoint celui qui nous guide sous nos pieds et se jette dans une perte impénétrable. En réalité c'est la galerie qui prend ses aises et s'élargit à la faveur de la couche de marne. Après un col nous retrouvons cette belle galerie que nous parcourons sur une vingtaine de mètres. Nous enjambons un ressaut de 3m au fond duquel s'écoule l'actif. Cette partie de la cavité est très concrétionnée et nous furetons à la recherche du courant d'air.

C'est en bas du ressaut que nous retrouvons le courant d'air et l'actif. La suite nécessite quelques aménagements. Élargissement, mise en place d'un barrage pour détourner l'actif !!!! notre première s'arrêtera là pour aujourd'hui. Alors que Mickaël et Philippe réfléchisse à “comment y faire“ pour désobstruer la suite, avec Jean Pierre nous décidons de retourner à la salle “JPP“, puis de revenir pour débuter la topo.

Mickaël se lance dans l'ascension du R3 et.... précipite des blocs dans le vide. Hélas je le suis et j'en prends quelques uns sur le bras et le coude. Heureusement, les plus importants sont bloquées sous son pied. Dés que nous sommes à l'abri il libère de très beaux et gros morceaux. Pour l'heure rien de cassé juste une douleur au coude. Nous rejoignons la salle “JPP“. Pendant que Philippe et Jean Pierre mangent, je prends un cachet pour atténuer la douleur de mon coude et prépare le matériel de topographie. Mickaël, lui va chercher le matériel de progression (perceuse, cordes, amarrages...) restés en bas de l'escalade “Spitter Man“.

Jean Pierre et moi retournons devant le futur chantier et débutons le relevé topographique. Nos deux compères équipent et descendent un P5 dans la salle “JPP“ puis sécuriserons l'accès de notre parcours.

Plus tard nous nous croisons, et comme toujours notre ami Mickaël n'étant pas à une facétie près, nous montre la semelle de sa chaussure totalement décollée et fixée actuellement par des élastiques de chambre à air. Dans la bonne humeur nos deux compères se dirigent vers le terminus actuel.

Nous sommes à la fin de la jonction topographique quand deux spéléos boueux nous interpellent.

« bon ben va pas falloir trainer »

Mickaël dont une fine couche de boue grise le recouvre totalement nous explique. Il a “forcé le passage. Il a gratter à la barre à mine la couche de marne et s'est engouffré dans le passage étroit. Ainsi notre ami s'est tassé sur un mètre dans ce laminoir large de 90cm et haut de 30 cm. Il a regardé plus loin et voit sur 3m une galerie basse haute de 0,6m qui semble pouvoir se parcourir à quatre pattes. Son horizon visuel est bouché par un virage. Le courant d'air et l'eau sont des indices qui laissent espérer une suite confortable. Une séance de 3 à 4 heures avec une bonne stratégie devrait aboutir rapidement.

Pour l'instant nous sommes plutôt en phase retour vers la surface Nous bouclons la topographie, Philippe et Mickaël débutent leur remontée. Sereinement avec Jean Pierre nous préparons notre ascension. Il nous faudra 1h30 depuis le fond pour retrouver le soleil. Au passage dés le puits “pète ton foret“ je ramasse la semelle de Mickaël, qui sortira en faisant des étincelles, car sous cette semelle en caoutchouc il y a une semelle métallique.

Dehors le temps est magique. Nous sommes heureux. Avec Philippe nous partageons la joie d'avoir réalisé une belle première avec des amis qui viennent de découvrir la cavité.

 

Conclusions :

Il existe encore une belle première en désobstruant avec les moyens classiques (barre à mine, masse, pic et burin).

Restons très prudents lorsque nous explorons une cavité en première, la grotte est vierge et ne dévoile pas de suite ses pièges.

Nous avons de forte chance de penser que nous sommes sur la bonne voie. (courant d'air et actif)

Je reste persuadé qu'une topo à jour est un élément appréciable pour la suite des explorations.

La bonne humeur qui caractérise cette exploration est un atout incomparable.

 

 

Participants et clubs : Jean Pierre (JPP), Mickaël, Philippe et François.

 

Temps passé sous terre (TPST) : 6H30

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